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Comment est fixé le prix du pétrole ?

 

PÉTROLE BRUT (Les Prix pétroliers)

Le Brent sert de valeur de référence du prix des approvisionnements pour la zone Europe et une partie de l'Afrique et de la Méditerranée.
Il existe aussi d'autres bruts de référence selon la localisation des marchés, par exemple le WTI pour la zone Amérique et l'Oman-Dubaï pour la zone Asie.En janvier 2020, le prix en euros du baril de pétrole brut de la mer du Nord (Brent) diminue (- 4,9 % après + 5,7 %), du fait de l'inquiétude des marchés face aux effets de la crise sanitaire en Chine. Il s'établit à 57,50 € en moyenne par baril. En dollars, la baisse des prix est un peu plus marquée (- 5,0 % après + 6,3 %)(Sources : Reuters et Insee).

Quant aux gérants des stations services, ils doivent se contenter de 0,5 à 1 centime par litre…

Avec un taux de consommations présents, on prédit que la production globale de pétrole atteindra un sommet entre les années 2010 et 2020, après quoi la production diminuera et les prix augmenteront significativement.

Nicolas Sarkis, directeur général du Centre arabe d’Etudes pétrolières à Paris, n’exclut pas une forte hausse du prix du baril à l’avenir, notamment parce que les nouvelles réserves pétrolières, non conventionnelles, seront chères à produire. Il faudra aller chercher le pétrole dans des endroits difficiles d’accès, que ce soit sous l’eau ou dans des régions inhospitalières comme la Sibérie. Selon lui, la hausse du prix est dans l’intérêt de tous, y compris du consommateur. On serait ainsi poussé à faire des économies et à développer des énergies de remplacement.
Pour l’instant en tout cas, l’économie et la prospérité des pays industrialisés sont impensables sans le pétrole – celles des pays producteurs aussi. La question est de savoir pour combien de temps encore et à quel prix ?


 

Chaque année, environ 1.9 milliard de tonnes de pétrole sont transportées sur les océans, ce qui représente grosso modo 62% de toute la production mondiale. Le 38% résiduel utilise soit le pipeline, le train ou le camion. La plupart des convois pétroliers suivent un ensemble de route maritimes reliant les régions d'extraction aux régions de raffinement et de consommation. Environ la moitié du pétrole transporté a comme point d'origine le Moyen-Orient et comme destination le Japon, les États-Unis ou l'Europe. Les pétroliers destinés vers le Japon empruntent le Détroit de Malacca tandis que ceux en direction de l'Europe et des États-Unis passent par le Canal de Suez ou le Cap de Bonne Espérance dépendant de la taille et de la destination du pétrolier. Il existe une corrélation récurrente entre le commerce international du pétrole et les prix du pétrole, comme le cas des États-Unis le démontre.
Le transport du pétrole

La majorité du pétrole transporté (62%) passe par voie maritime. Le Golfe Persique est l'origine principale, et à partir de cette région les routes maritimes atteignent l'Europe via le Canal de Suez, le Japon via le Détroit de Malacca et l'Amérique du Nord via la Cap de Bonne Espérance. Les grands mouvements continentaux impliquent le pétrole de la Russie et de l'ancien empire soviétique envoyé en Europe de l'Ouest par pipeline ainsi que le pétrole du Canada et de l'Alaska destiné aux États-Unis par pipeline également. D'autres flux importants de pétrole impliquent l'Afrique vers l'Amérique du Nord et l'Europe, la Mer du Nord vers l'Europe et enfin l'Amérique du Sud vers l'Amérique du Nord.

Taille et caractéristiques des pétroliers

Les pétroliers utilisés dans le transport international du pétrole sont de différentes tailles. Les plus communs sont:

Classe Longueur Barrot Tirant d'eau Capacité de charge
Pétrolier côtier 205 m 29 m 16 m Moins de 50 000 tonnes, principalement utilisé pour le transport de produits divers (essence, diesel, etc.)
Aframax 245 m 34 m 20 m Approximativement 80 000 tonnes.
Suez-Max 285 m 45 m 23 m Jusqu'à 160 000 tonnes, soit la capacité maximale du Canal de Suez à son origine.
VLCC 350 m 55 m 28 m Very Large Crude Carrier. Jusqu'à environ 300 000 tonnes de pétrole brut.
ULCC 415 m 63 m 35 m Ultra Large Crude Carrier.  Capacité excédant les 300 000 tonnes. Les plus grands pétroliers jamais construits ont une capacité de charge à vide de plus de 550 000 tonnes.


 Plusieurs facteurs influent sur la régulation de ce marché particulier : l’OPEP, mais aussi les Etats-Unis.

Le fabuleux voyage d’un baril de pétrole

Pour mieux faire comprendre l’évolution des prix du pétrole et son impact sur notre vie quotidienne, voilà le long trajet d’un baril, de la source au Koweït à la pompe en Allemagne.

 

Burgan, situé au Koweït, est le deuxième gisement de pétrole conventionnel de la planète en taille .Il a été découvert en 1938, et représente la première découverte de pétrole dans le pays, est le point de départ du périple qui amènera le brut jusqu’au consommateur en Europe, essentiellement sous forme de carburant. Les étapes du voyage sont le canal de Suez, le port de Rotterdam et la raffinerie de Gelsenkirchen, en Allemagne, et chacune est un point sensible dans la chaîne d’approvisionnement. En outre, l’or noir ne fait pas qu’alimenter les réservoirs des voitures, les chaudières des maisons ou des usines. Base importante de l’industrie chimique, il se retrouve dans les matières plastiques, mais aussi dans les aliments et les médicaments. L’augmentation des coûts de production participe ainsi à la hausse des prix de nombreux produits d’usage quotidien.

Capacités de production .
En 2005, la consommation mondiale s’est élevée à 83 millions de barils par jour et selon les estimations de l’Agence internationale de l’énergie, la barrière des 90 barils sera franchie en 2010. Les Etats-Unis sont les plus gros consommateurs, avec 25 millions de barils par jour, mais les pays à forte croissance, comme la Chine, le Japon et l’Inde importent de plus en plus de pétrole. En 2002, la Chine avait supplanté le Japon à la deuxième place au box-office des pays consommateurs. Sa production intérieure se tarissant à vue d’œil, l’Europe de l’Ouest est plus dépendante que jamais de ses importations : 80 % de ses besoins en pétrole sont couverts par l’extérieur ; en Allemagne, ce chiffre atteint 97 %.

Quant au Canada, même si ses immenses gisements de sable bitumeux le placent au second rang des pays les plus riches en or noir (15 % des réserves mondiales), la « station service du monde » reste le Moyen-Orient. C’est ici que sont regroupés plus de gisements conventionnels que dans tout le reste du monde. Les 11 pays membres de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) produisent actuellement presque 30 millions de barils par jour, soit environ 40 % du pétrole produit sur Terre. L’Arabie Saoudite et le Koweït en sont les deux membres les plus importants. Pour étancher cette soif inextinguible d’or noir, les puits et raffineries du monde entier tournent à plein régime. Presque tous les pays exportateurs sont à la limite de leurs capacités de production. La plupart des scientifiques s’accordent à penser que malgré les progrès techniques, le pic de production devrait être atteint dans 5 à 10 ans, après quoi, la courbe sera irrévocablement décroissante. Conséquence : les prix du pétrole monteront irrésistiblement et dans d’importantes proportions.

 

Dans le commerce international du pétrole brut, on parle en « baril », au départ un tonneau de 159 litres. Aujourd’hui, ce n’est plus qu’une unité de mesure, car depuis environ 140 ans, l’or noir est transporté uniquement par pipelines ou dans d’énormes tankers.
Le point névralgique de l’approvisionnement énergétique de l’Europe, qui est aussi le plus long et le plus moderne des pipelines du monde, est le BTC (Bakou-Tbilissi-Ceyhan) ouvert en 2005, d’une longueur de 1 760 kilomètres, qui fait transiter le pétrole de la mer Caspienne vers les marchés internationaux. Lorsqu’il aura atteint sa capacité maximum, en 2009, environ un million de barils par jour coulera chaque jour dans les tuyaux, soit environ 50 millions de tonnes de brut par an. Du Moyen-Orient vers l’Europe, la route la plus courte et la plus empruntée pour le transport du pétrole est le canal de Suez, d’une longueur de 170 kilomètres, qui relie la mer Rouge à la Méditerranée, mais il lui manque jusqu’à 16 mètres de profondeur pour le passage des supertankers en charge. Avant d’entrer dans le canal, les pétroliers doivent donc décharger et entreposer une partie de leur cargaison. L’autre solution consisterait à prendre la route incomparablement plus longue, et donc plus coûteuse, qui contourne l’Afrique.

Hydrocarbure essentiel à de nombreux secteurs industriels
Entre Rotterdam et la mer, des millions de barils de pétrole brut attendent d’être raffinés en Europe. Les propriétaires en sont des sociétés pétrolières du monde entier. Comme les raffineries sont en nombre insuffisant dans le monde, elles aussi tournent à plein régime. Même les USA font traiter leur pétrole en Europe, surtout depuis que l’ouragan Katrina a mis hors service non seulement des plates-formes pétrolières, mais aussi plus de 10 % du potentiel des raffineries américaines…
Le pétrole ne sert pas seulement à la production d’électricité ou de carburant. C’est du pétrole brut qu’on tire des hydrocarbures essentiels à de nombreux secteurs de l’industrie, matière première d’un immense éventail de matières synthétiques. De plus en plus de produits de consommation courante – cartouches à encre, bouteilles en plastique, lessive, et même certains produits alimentaires, produits cosmétiques et médicaments – sont fabriqués à partir de ces matières et donc de pétrole brut. A chaque montée des prix du pétrole, une foule d’objets quotidiens suit la tendance…



L’environnement ...
Les kilomètres parcourus par le pétrole s’allongent. Les pétroliers transportent chaque année deux milliards de tonnes de pétrole brut et d’hydrocarbures sur les océans. Ainsi en novembre 2002, le Prestige se disloque devant les côtes galiciennes au nord-ouest de l’Espagne et les 40 000 tonnes de pétrole lourd qui s’échappent des soutes du navire viennent souiller des milliers de kilomètres de côte, tuant des centaines de milliers d’animaux. Si tant de naufrages de pétroliers ont des conséquences aussi dramatiques, c’est que le plus souvent, les géants des mers impliqués sont équipés d’une simple coque. Si elle était double, l’écoulement d’une grande quantité de pétrole pourrait être évité, mais ce type de construction navale n’est pas encore obligatoire. Après le naufrage de l’Erika en 2001, l’Organisation maritime internationale (OMI), a décidé qu’à compter de 2015, seuls les pétroliers équipés d’une double coque auraient le droit de naviguer sur les mers du globe.